MERCI AU CHIFFRE TREIZE ! Merci Geneviève D. !

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Qu’apporte la maturité à la lecture et à  l’écriture?

Les romans que l’on relit vingt ans, voire trente ou quarante après la première fois semblent souvent si différents! A tel point que parfois l’on ne reconnaît même plus les émotions qu’ils ont suscitées. On en découvre de nouvelles, on est étonné de les découvrir, on est heureux d’avoir relu, d’avoir, pense -t-on, compris. Et si le premier ressenti était celui souhaité par l’auteur ou l’autrice? Et si, justement, pour l’aborder, était-il indispensable d’être vierge de toute expérience émotionnelle intense,  de toute lassitude, amertume, défiance, cynisme, scepticisme?

Et l’écriture? Gagne-t-elle en qualité avec les années? Ou bien la patte de l’écrivain véritable est-elle  déjà aboutie dès le commencement?

La lecture et l’écriture nourrissent ma nouvelle vie, dont un ami m’a dit récemment qu’elle aurait dû commencer plus tôt !

Aucun regret cependant : j’ai aujourd’hui un regard et un recul que je n’aurais pas eu lorsque j’étais jeune ; certes, j’aurais probablement écrit autre chose. Et j’aurais peut-être pu anticiper ce qu’allait être la suite du chemin. Combien de jeunes auteurs en effet ont été capables d’une maturité admirable bien avant que l’occasion leur soit donnée d’éprouver réellement ce qu’ils imaginaient ? R. Radiguet, A. Rimbaud, R.M. Rilke, J. Austen…

Pourtant, ce que je vis aujourd’hui est une aventure passionnante et merveilleuse : le besoin et l’envie d’écrire se chevauchent chaque jour et génèrent un foisonnement de souvenirs, d’idées nouvelles, de projets !

Le concours de nouvelles sur le thème du chiffre treize par exemple a été pour moi une aventure joyeuse et motivante, et je suis aujourd’hui ravie que ma Geneviève D. ait été retenue par Anna et son comité de lecture ! Merci infiniment !

L’écriture de mon premier roman, Vanités, m’a permis d’entrer de plain-pied dans l’univers de l’édition… et d’en comprendre les rouages. Les salons dans lesquels je me rends sont des occasions de rencontres magiques et de découvertes fabuleuses.

Aujourd’hui, j’attends avec patience ( et humilité) les avis de plusieurs éditeurs pour mon second texte, La quatrième chambre, et je travaille sur deux projets que j’aime énormément mener de front : j’aime passer d’une recherche à l’autre, d’une rédaction à l’autre.

Je suis heureuse d’envisager les années devant moi avec autant de joie et d’envie. Mon amour inconditionnel pour la langue française et sa littérature trouve aujourd’hui toutes les raisons de s’épanouir, quelle chance ! Je ne suis pas certaine que plus jeune, je l’aurais goûtée avec autant de bonheur et de conscience.

 

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