Errances maritimes
Pour chaque âme la mer est une confidente.
Sur la plage déserte à marée descendante,
Défilent silencieux comme des pèlerins,
Des êtres confessant leur remords aux embruns
Au rythme d’un enfant que l’on berce le soir,
Des vagues le ressac leur apporte l’espoir,
Effaçant sur le sable un relent d’amertume.
Qu’il est bon de noyer son chagrin dans l’écume !
De respirer la brise il leur semble renaitre,
Et les jours de grand vent le bonheur les pénètre.
C’est en allant ainsi tout droit vers l’horizon,
Que j’ai pu, malheureux, retrouver la raison.
En ce vaste ballet d’errances maritimes,
La solitude au cœur et au bord de l’abîme,
Aujourd’hui je la vois, robe blanche et nu-pieds
Le temps parait enfin venu de t’oublier !
@crédit photo Magali Breton
poème Magali Breton
tous droits réservés

