On ne regarde plus le paysage, on y entre ,
on devient la tiédeur de la pierre, la fraîcheur de l’air, la rumeur basse des vagues.
La solitude pleine, vibrante qui ne pèse pas, elle porte.
Le ciel se fond dans l’océan, tissant un lent voile d’ombre et d’ambre,
Et le sable boit doucement les ultimes éclats du jour qui s’abandonne.
Derrière moi, les pins de la falaise chuchotent au vent des secrets de résine,
Tandis que l’eau, devenue miroir d’encre, respire au rythme de mes propres veines.
Une première étoile s’allume au loin, perle suspendue au-dessus de la marée,
Et dans cet instant où la nuit nous absorbe, tout s’apaise, tout s’éclaire.
Nathalie – Suzac Charente Maritime

