Cette image me touche.
Pendant que certains se plaignent de la pluie parce qu’elle ralentit leur journée, cette femme, elle, est déjà au travail.
Assise sous son parapluie, les pieds dans l’eau, elle continue de vendre ses épis de maïs.
Pourquoi ?
Parce qu’elle sait qu’à la maison, les enfants mangeront seulement si elle vend aujourd’hui.
La pluie ne paiera pas les factures.
Les excuses non plus.
Cette image montre une réalité que beaucoup refusent de voir.
En Afrique, des millions de personnes ne travaillent pas parce qu’elles ont un bon salaire.
Elles travaillent parce qu’elles n’ont pas le droit de s’arrêter.
Un jour sans vendre, c’est parfois un jour sans manger.
Le plus triste, ce n’est pas qu’elle travaille sous la pluie.
Le plus triste, c’est que nous avons fini par trouver cela normal.
Nous parlons de croissance économique.
Nous parlons de développement.
Nous parlons d’émergence.
Mais si une mère est obligée de vendre sous la pluie, dans l’eau, sans protection, pour survivre, alors il faut avoir le courage de se demander :
Développement pour qui ?
Le courage de cette femme mérite le respect.
Mais son courage ne devrait jamais servir d’excuse à l’inaction.
Une nation ne devient pas grande parce que son peuple souffre en silence.
Elle devient grande quand le travail permet enfin de vivre dignement.
Le jour où cette femme pourra rester chez elle lorsqu’il pleut, sans craindre que sa famille ait faim, ce jour-là, nous pourrons vraiment parler de progrès.
Parce qu’un pays ne se mesure pas au nombre de ses immeubles ou de ses discours.
Il se mesure à la façon dont vivent ceux qui se lèvent chaque matin pour gagner honnêtement leur pain.

