Il y a ceux qui hibernent au fond de leur tanière
et ceux qui migrent
quitte à en mourir d’ennui en se heurtant
aux parois d’un cul-de-sac
ceux qui lisent dans le silence des murs de livres
et ceux qui écrivent leur récolte
glanée au bord des chemins
Curiosités croisées
Cela m’apprendra à voyager au bout de la nuit
à ricocher contre le ciel de glace
à me retrouver les mains gercées
le cœur désancré
Toi tes racines t’amarrent solidement
ni cerf-volant ni fusée de papier ne séduiront
tes semelles de plomb
Et moi la cire de mes ailes fond malgré la froidure
Les mots jonchent la terre
ou s’accrochent à nos cheveux
Je cherche l’espace où nos souffles se mêlent
dans la nudité des paroles
Je sais que
nous regardons les mêmes étoiles

