Quand on parle de pollution en Afrique, nous avons souvent le même réflexe : accuser les autorités.
Il est vrai que les États ont une grande responsabilité.
Ils doivent mettre en place des systèmes de collecte des déchets, installer davantage de poubelles, sensibiliser les populations et faire respecter les règles.
Mais une question mérite d’être posée.
Qui jette les bouteilles sur les plages ?
Qui abandonne les sachets plastiques dans les rues ?
Qui transforme les caniveaux en décharges à ciel ouvert ?
Qui vide parfois ses ordures dans les lagunes ou les rivières ?
La réponse est simple : nous.
Nous aimons dénoncer la saleté de nos villes, mais nous oublions parfois que cette saleté est souvent le résultat de nos propres habitudes.
Le changement ne commencera pas uniquement dans les bureaux des ministères.
Il commencera dans notre quotidien.
Lorsque nous déciderons de ne plus jeter un papier par terre.
Lorsque nous apprendrons à nos enfants à respecter les espaces publics.
Lorsque chacun considérera que la rue, la plage ou le marché sont aussi importants que le salon de sa maison.
Une nation propre n’est pas seulement le fruit de bonnes lois.
C’est avant tout le résultat de millions de petits gestes accomplis chaque jour par des citoyens responsables.
J’aime croire que l’Afrique possède toutes les qualités pour devenir un exemple en matière de respect de l’environnement.
Nous avons une jeunesse dynamique, des paysages magnifiques et des ressources extraordinaires.
Il ne nous manque pas l’intelligence.
Il nous manque parfois cette discipline collective qui consiste à penser au bien commun avant notre confort immédiat.
Construire une Afrique plus propre, plus responsable et plus respectueuse de son environnement est un défi qui concerne chacun de nous.
C’est aussi l’une des convictions que je développe dans mon livre *Espérance Nouvelle – Une jeunesse africaine en quête de changement*.
J’y défends l’idée que les grandes transformations ne commencent pas toujours par des décisions spectaculaires, mais souvent par des gestes simples répétés chaque jour.
Parce que je reste convaincu d’une chose : l’Afrique de demain ne sera pas différente simplement parce que nous l’espérons.
Elle changera lorsque chacun acceptera de devenir acteur du changement, à son niveau.

