Les étoiles de Damari
Un soir d’été, sous un ciel étoilé,
la savane accueille Damari
un petit girafon pas comme les autres.
Sa robe est bleue, parsemée d’étoiles.
Une merveille… ou un danger ?
Damari trouvera-t-il sa place parmi les siens ?
Ce qui fait de lui un être unique
sera-t-il une faiblesse… ou une force ?
Dans une nuit bleue remplie d’étoiles… un girafon se faufile !
À travers ce conte plein de tendresse, j’invite à regarder la différence autrement et rappeler qu’elle peut parfois devenir notre plus belle richesse.
Cet ouvrage s’inscrit dans une ligne éditoriale engagée : célébrer la beauté du vivant, défendre la singularité, et rappeler que la solidarité entre les plus forts et les plus fragiles demeure l’un des fondements de nos récits pour la jeunesse.
Un texte qui porte une vision, une exigence, et cette conviction que la littérature jeunesse peut éclairer, rassembler et ouvrir des chemins.
J’ai toujours ressenti le besoin d’écrire pour les enfants. Ils lisent avec le cœur avant de lire avec la tête. Ils ne trichent pas, ils ne surinterprètent pas : ils ressentent. Et je crois profondément que la littérature jeunesse peut ouvrir des portes essentielles : celles de l’inclusion, de la confiance, de la curiosité, de la douceur.
Les animaux ont une grande place dans mes livres et dans ma vie. J’éprouve pour eux un respect profond, pour ces créatures si fragiles, trop souvent victimes de la cruauté des hommes. Ils traversent mes histoires, mes illustrations, mes projets et mes rêves, pour un monde meilleur.
Le cahier découverte Animalin (jeux, activités, dessin) paraîtra ultérieurement. Un été studieux, entre écriture et illustrations, m’attend.
Je dédie cette histoire à tous les enfants qui ont dû avancer malgré les doutes. Vos différences sont des petites étoiles qui éclairent votre chemin et le nôtre ! « La singularité n’a pas de prix : dans ce conte, elle devient la clé de la survie.
extrait page 1
La savane sommeillait sous le ciel étoilé, mais Niamey, une grande girafe au pelage doré, ne trouvait pas le repos.
Son cœur battait trop vite : son girafon allait bientôt naître. Fatiguée par l’attente, elle rêvait déjà de ce petit être qui remuait doucement dans son ventre. Elle l’imaginait avec des taches couleur miel et chocolat, de grands yeux malicieux et un long cou encore fragile. Du matin au soir, elle pensait à lui, à ses premières hésitations sur ses pattes maladroites, à son premier regard sur le monde. Pourtant, une ombre persistait : le père du petit n’était plus là, un drame qui avait bouleversé le troupeau.
Depuis, Mia, sa cousine, entourait Niamey de sa chaleur et de son attention.
Patiente et sage, elle avait guidé Niamey à travers les saisons.
Ce soir, elle comptait en faire autant avec le nouveau-né.
Bel été à tous.
L’aventure de la lecture ne demande aucun passeport. Elle nous emmène loin, dès qu’on accepte de tourner la première page.
Texte et illustrations Nathalie Pivert Chalon