LE PROBLÈME, CE N’EST PAS LE SAC EN PLASTIQUE C’EST QUE NOUS NOUS Y SOMMES HABITUÉS.

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Cet enfant n’a pas de cartable.

Il met ses cahiers dans un sac en plastique.

Le plus triste, ce n’est pas ce sac.

Le plus triste, c’est que cette image ne choque presque plus personne.

On admire son courage.

Mais un enfant ne devrait pas avoir besoin d’être courageux pour aller à l’école.

Il devrait simplement avoir les mêmes chances que les autres.

Dans mon livre *Espérance Nouvelle*, je défends une conviction simple : un pays ne grandit vraiment que lorsque chaque enfant peut apprendre dans la dignité.

Beaucoup de parents donnent déjà tout ce qu’ils ont.

Ils se privent.

Ils travaillent dur.

Ils font des sacrifices immenses pour offrir un avenir à leurs enfants.

Mais lorsqu’une famille n’a plus les moyens d’acheter un simple cartable, ce n’est plus seulement le problème des parents.

C’est aussi la responsabilité de l’État.

L’État ne peut pas remplacer les familles.

En revanche, il peut leur donner les moyens de réussir leur mission.

Il peut garantir un kit scolaire de base aux enfants les plus modestes.

Il peut renforcer les aides aux familles en difficulté.

Il peut soutenir davantage les écoles.

Car investir dans un enfant n’est jamais une dépense.

C’est le plus bel investissement qu’un pays puisse faire.

Aujourd’hui, cet enfant transporte des cahiers dans un sac en plastique.

Demain, il pourrait construire un pont, soigner des malades, enseigner à une génération entière, créer des entreprises ou diriger son pays.

À condition qu’on lui donne sa chance.

Le véritable problème n’est donc pas le sac en plastique.

Le véritable problème, c’est qu’un enfant puisse manquer du minimum pour apprendre, et que nous finissions par trouver cela normal.

Un pays ne se construit pas seulement avec des routes, des ponts ou des immeubles.

Il se construit d’abord dans les salles de classe, en donnant à chaque enfant les mêmes chances de réussir.

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