J’ai écrit ce coup de gueule en mai 2020 alors que le covid nous forçait à réinventer nos vies, nos relations, et notre espace comme nos terrains de jeux
Pendant des mois, nous avons vécu dans cette dimension particulière, loin de tout et de tous
Et puis on a réouvert les espaces, réappris à retrouver les autres. Et pourtant, six ans après, ce qui n’était qu’une parenthèse est devenu un mode de vie. Ce texte n’est donc pas hors temps il s’y est inscrit. Résistons !
Ce matin sur Europe 1, il était question de la digitalisation des métiers de l’événement. Se réinventer et refonder notre profession…
Un monde virtuel qui devrait s’installer alors même qu’on aspire à retrouver notre vie d’avant. Confiner à l’excès et ad vitam aeternam nos corps et nos cerveaux.
Car le monde de Zoom a un temps. Celui de l’obligation. Il est salutaire en cette période mais le monde se vit dehors. Au milieu des paysages , de la ville, de la foule, de la quiétude. L’événement se vit au cœur de la vie justement et avec les autres.
Je me refuse catégoriquement à entrer dans cette spirale du tout virtuel. Quitte à me réinventer, je préfère vivre d’autres challenges.
Je fais ce métier depuis + de 20 ans. Je veux vous parler de chaque émotion vécue avec mes clients et mes équipes.
L’événement , c’est la promesse de surprendre et créer le rêve, d’en mettre plein les yeux . Ce sont de belles rencontres, des discussions fascinantes, des grands débats sur scène et dans la salle.
L’événement c’est le métier de l’humain pas celui du virtuel.
Je ne veux pas que le monde d’avant soit celui des souvenirs.

