Frotter une allumette pour tuer la noirceur
Le temps fonce comme un brise-glace
Cruelle illusion d’avoir vécu
d’avoir joué
d’avoir appris
Pourtant le sable devient cristal
La graine enfoncée dans la boue fleurira
Jeux d’ombre et de lumière par-delà
les coulisses remplies de pantins hideux
Quelques arpèges
quelques portes qui claquent dans le vent
Les contes s’accrochent au voilage des fenêtres
comme les ramages de givre d’antan
Ouverture sur l’imaginaire
Peu importe ce qui a glissé entre nos doigts
À chaque aube on frotte une allumette
pour tuer la noirceur

