Ni défi, ni cri

DESSIN-LE-DERNIER-BAISER-EXPO

Le 8 mars

Ni défi, ni cri.

Sur la plage, le vent passe comme une main qui délie.

Les jambes s’élèvent, franches, offertes à l’air,

non pour fuir, mais pour prendre place autrement.

La mer, devant, ouvre un silence large.

Elle ne promet rien,

elle laisse simplement la voie libre.

Dans ce geste qui quitte le sol,

il n’y a ni défi ni cri,

juste la certitude tranquille

que le corps sait où aller

Lorsqu’on ne l’enferme plus.

La Journée des femmes tient peut‑être là :

dans cette avancée simple,

dans ce mouvement qui refuse l’immobile,

dans ce souffle qui affirme

qu’on peut aller plus loin

sans demander l’autorisation du monde.

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