LE TRAVAIL N’A PAS HONTE. L’INACTION, OUI.

6e59e3527783d284fe23f1e82fd16171

Beaucoup regarderont cette image et diront :

« C’est juste un vendeur de glace. »

Moi, je vois autre chose.

Je vois un jeune qui a compris une chose essentielle : l’argent se gagne en apportant un service aux autres.

Il ne tend pas la main.

Il travaille.

Chaque glace vendue est un client satisfait.

Chaque client satisfait est une preuve qu’il existe un besoin.

Et chaque besoin est une opportunité de créer de la richesse.

Ce jeune n’est pas seulement un vendeur.

C’est un micro-entrepreneur.

Aujourd’hui, il pousse une charrette.

Demain, il peut posséder plusieurs chariots.

Après-demain, il peut employer d’autres jeunes.

Puis ouvrir un magasin.

Puis créer une entreprise.

C’est ainsi que naissent beaucoup de grandes réussites.

Toutes les grandes entreprises ont commencé petites.

Le véritable problème en Afrique n’est donc pas de voir des jeunes vendre dans la rue.

Le problème, c’est que ces milliers de petits entrepreneurs restent souvent bloqués au même niveau pendant des années.

Pourquoi ?

Parce qu’ils manquent de financement.

Parce qu’ils n’ont pas accès à des formations en gestion, en marketing ou en comptabilité.

Parce que les banques prêtent difficilement.

Parce que les infrastructures sont parfois insuffisantes.

Parce que les politiques publiques accompagnent encore trop peu ceux qui créent de la valeur.

Pourtant, derrière chaque vendeur ambulant se cache peut-être le futur dirigeant d’une PME, d’une usine ou d’une grande entreprise africaine.

L’État ne devrait pas seulement lutter contre le chômage.

Il devrait transformer les vendeurs ambulants en chefs d’entreprise.

En facilitant l’accès au crédit.

En simplifiant les démarches administratives.

En développant la formation professionnelle.

En investissant dans les infrastructures.

En encourageant ceux qui prennent le risque d’entreprendre.

Car une nation ne devient pas prospère uniquement grâce à ses grandes entreprises.

Elle devient prospère lorsque des milliers de petits entrepreneurs grandissent en même temps.

Cette image ne montre donc pas seulement un jeune qui vend des glaces.

Elle montre un entrepreneur en devenir.

Et la vraie question est celle-ci :

Notre société lui donnera-t-elle les moyens de rester un simple vendeur… ou de devenir un créateur d’emplois ?

Extrait de la réflexion portée dans mon livre « Espérance Nouvelle – Une jeunesse africaine en quête de changement », où je défends l’idée que le développement de l’Afrique passera par une jeunesse qui ne sera plus seulement encouragée à chercher un emploi, mais aussi à créer des entreprises capables de transformer durablement nos économies.

Retour en haut