Ana TISSOT GADRET FRANCE

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J’ai exercé pendant 40 ans avec passion la profession indépendante de vétérinaire-chirurgien. J’ai terminé ma carrière de praticienne libérale le 31 décembre 2024, et peux me consacrer aujourd’hui pleinement à la lecture et l’écriture, deux activités que j’ai dû délaisser à regret au cours de mes études .
J’appartiens à une famille très cosmopolite, en grande partie grâce à mes grands-parents qui ont émigré en Colombie en 1954 avec leurs 5 enfants, ce qui explique ma naissance au Mexique.
Le caractère nomade et aventurier de mes proches a contribué à générer chez moi une grande curiosité et un goût prononcé pour l’étude de  l’histoire, la culture, la philosophie des sociétés humaines.
A cela s’ajoute une fascination qui remonte à l’enfance pour la littérature et les grands auteurs.
Je me suis toujours sentie plus en sécurité à l’écrit qu’à l’oral et je prends aujourd’hui beaucoup de plaisir à décrire ma pensée,

  • Vanités 

    Ana Tissot Gadret . Éditions Baudelaire. 

    SYNOPSIS :

    Fanny, jeune biologiste et photographe animalière passionnée, vit avec Sophie, traiteur et organisatrice d’événements. Elles habitent une ancienne ferme, en zone rurale près de la ville aquitaine de Boislieu.

    L’enfance et l’adolescence de la narratrice, vécues au plus près d’une nature qu’elle vénère, ont été marquées par la relation fusionnelle qu’elle entretenait avec son frère, Hadrien.

    Fanny évoque ces souvenirs sous forme d’anecdotes vécues avec lui depuis leur plus jeune âge jusqu’à leur vie d’adulte. Elle raconte leurs aventures de pêcheurs, chasseurs, cueilleurs, gastronomes, souvent partagées avec leurs parents. Ceux-ci, un homme et une femme actifs, cultivés, aimants, tentent de leur dispenser une éducation humaniste et moderne.

    La narratrice décrit ensuite l’éloignement géographique, affectif , temporel, qui s’installe entre elle et son frère : Hadrien part vivre aux Etats Unis, où il rencontre sa compagne, une Française expatriée comme lui, et avec laquelle il vit plusieurs années américaines.

    Puis le couple se réinstalle à Paris. La jeune femme séduit non seulement Fanny mais aussi ses parents, ce qui permet aux relations familiales de reprendre un peu de couleur.

    Alors qu’Hadrien ne se rend que rarement à Boislieu , Fanny raconte sa rencontre, puis son mariage rapide avec Bénédicte, une Boislieuraise célibataire de 40 ans qui appartient au milieu ultraconservateur local. Bénédicte est aussi la jeune sœur d’une amie de faculté de Fanny, Laure. Celle-ci en revanche, refuse les diktats de la société arrogante et moralisatrice que ses parents et sa sœur incarnent, et conserve envers eux une distance protectrice.

    Fanny assiste, médusée et impuissante, à la mutation de son frère adoré en un grand bourgeois de province. Elle s’interroge sur les ressorts des choix de celui-ci,  ainsi que sur la place, au sein de sa nouvelle vie, du dogme catholique dans sa version traditionnaliste. Bénédicte est enceinte et le mariage est programmé au plus vite.

    La naissance de la petite Adélaïde apaise partiellement les relations entre les deux familles. Pourtant, la petite fille passe beaucoup de temps auprès de ses grand-parents maternels, Hadrien manifestant clairement son agacement dès qu’il est en présence des siens.

    Entretemps Fanny et sa compagne Sophie adoptent un petit Haïtien qui les comble de joie.

    Alors qu’un équilibre fragile semble installé entre les protagonistes, survient une tragédie : le décès d’Adélaïde, qui se noie dans l’étang de la propriété de ses grands-parents, où elle leur avait été confiée.L’événement, abominable, puis les obsèques de la petite fille, et enfin celles, 6 mois plus tard, de son grand-père, sont l’occasion pour Fanny de décrire ses ressentis, ses questions lancinantes, ses besoins, ses rejets, face à des codes sociaux et religieux qu’elle réfute.

    Elle observe son frère et sa belle-sœur se noyer eux aussi, dans la douleur et l’incommunicabilité. L’édifice fragile que constitue leur couple ne résiste pas au drame.

    Hadrien ne retrouve un semblant de paix qu’en suivant à nouveau sa sœur dans une démarche déiste contemplative. 

     

     

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