La vie est un voyage…

Dans mon premier roman, La vie est un voyage que l’on ne fait qu’une fois, le lecteur est invité à vivre durant quelques mois dans la famille de Titus, à peine dix ans et pourtant condamné par un cancer foudroyant.

Alors oui, bien sûr, c’est une histoire triste. Mais c’est aussi une histoire touchante et émouvante, dont les lecteurs ressortent chamboulés sans être écrasés. Un rappel pour tous ceux qui oublient parfois à quel point la vie est précieuse.

Disponible sur Amazon, le livre a déjà touché plus de 2500 lecteurs depuis sa parution en septembre 2025.

Image : Hans sur Pixabay

Extrait (Stéphane et Louise sont les parents de Titus) :

Leur futur déménagement était un sujet de tension. Stéphane voulait se rapprocher de Lyon où il espérait pouvoir profiter d’opportunités professionnelles, tandis que Louise se serait bien vue rester dans cet arrière-pays, près des cigales, entre le Luberon et les Baronnies provençales. Ils s’étaient promis de ne pas se disputer à ce sujet, mais la tension était réelle.

— Pourquoi veux-tu t’enterrer loin de tout ? se plaignait Stéphane.

— Pas loin de tout, répondait-elle. Près du Ventoux, oui.

Le Mont Ventoux était devenu son phare, son point de repère. Une silhouette majestueuse toujours présente dans le lointain, où qu’on aille à des kilomètres à la ronde. Et impossible à rater, avec son sommet si blanc qu’on le croyait de neige, alors qu’il n’était que de roche. Un morceau des Alpes qui se serait échappé, qui aurait dérivé jusqu’à trouver un port d’attache en pleine garrigue et qui s’y serait ensuite assoupi. Louise adorait cette image du géant alpin esseulé, un étranger dans un pays qui n’aurait pas dû être le sien. Un géant de granit au pays des dentelles de Montmirail.

— Mais le Ventoux, il sera encore là dans dix ans, dans trente ans, dans mille ans, même ! D’ici-là, on a des choses à faire, toi et moi ! À Lyon, tu pourras faire tes preuves dans des grands restaurants, travailler avec certains des meilleurs chefs, peut-être ! Et si tu t’en sors bien, monter ton propre restaurant, pourquoi pas ? Chez Louise, bouchon lyonnais, trois étoiles au guide Michelin, la classe, non ?

— Chez Louise et Stéphane, ça me plairait davantage, tu sais.

— Associé pourquoi pas, actionnaire si les affaires marchent bien, mais ne compte pas sur moi pour te rejoindre en cuisine ! Et puis travailler sous tes ordres, merci, très peu pour moi ! ajouta-t-il avec un clin d’œil.

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