Après des activités théâtrales et journalistiques, Jean YVANE est entré à la télévision où il a fait l’essentiel de sa carrière, successivement comme conseiller de genre, directeur artistique et producteur délégué.
Dans le cadre de la Commission européenne (MÉDIA I), il a ensuite été nommé expert puis, durant cinq ans, Délégué Général du programme BABEL (Multilinguisme).
Simultanément, Jean YVANE a enseigné plusieurs années à l’Université de Lille III en tant que Maître de Conférence associé, après avoir été chargé de cours à Middlebury College (France).
Né à Paris. Marié, deux enfants.
Si dans ses deux premiers romans Un Cow-boy en exil puis Les Pèlerines, salués par la critique, Jean YVANE affirme ses qualités de conteur humoristique, deux thèmes principaux et tragiques se dégagent de ses autres œuvres : la guerre 39/45 et celle d’Algérie.
La guerre 39/45 avec Où vont les canards quand l’étang est gelé ? où se devine, en filigrane, le traumatisme des persécutions, quand la communauté juive du quartier du Marais à Paris se voit, elle, évoquée dans La femme sauvage et Rue des Mauvais Garçons avec ses personnages riches d’une mémoire douloureuse et d’une culture menacée par l’exil et le passage des générations.
La guerre d’Algérie 1954/1962, avec trois romans offrant trois points de vue sur ce conflit : L’Arme au bleu qui, relatant un fait d’opération brut et violent, exprime la conscience passive du conscrit réduit au collectif, Henriette ou l’épouse confrontée aux valeurs et à l’absence du soldat de métier. Enfin Parlez-moi du djebel Amour où la jeunesse sacrifiée à une décision politique, se résigne à subir. De ces événements tragiques, il sera encore fait écho dans un hommage rendu conjointement à Jules Roy et Georges Buis avec Par la plume ou le fusil. Les intellectuels-soldats dans la guerre d’Algérie.
La cinéphilie de l’auteur s’est exprimée, par ailleurs, dans Milva où il a brossé un portrait fantasmé du couple Jean Renoir-Catherine Hessling.
Outre ses activités de romancier, Jean YVANE a donné plusieurs pièces radiophoniques (France Culture), des pièces de théâtre (La Bruyère) et des lectures publiques (SACD/Beaumarchais). Deux de ses œuvres ont fait l’objet d’adaptations télévisuelles (Antenne II) : La promenade du Marais et L’Arme au bleu.
Du fait de ses activités professionnelles, il a aussi été amené à collaborer à différents ouvrages collectifs touchant notamment aux problèmes linguistiques liés à la circulation des programmes culturels en Europe comme à la transposition filmique des œuvres littéraires.
BIBLIOGRAPHIE :
ÉDITIONS DENOËL :
Un cow-boy en exil (Prix Del Duca 1969)
Les Pèlerines (1970)
Où vont les canards quand l’étang est gelé ? (1972)
La femme sauvage (1983)
Le dieu jaloux (1989)
Henriette, Milva (1991)
ÉDITIONS GRASSET :
L’Arme au bleu (1978)
ÉDITIONS FLAMMARION :
Rue des Mauvais-Garçons (1992)
ÉDITIONS ADEN :
Parlez-moi du djebel Amour (2012)
ÉDITIONS Pierre-Guillaume de ROUX :
L’homme qui marche (2013)
Touche pas à ma langue (Préface Claude Hagège 2018)
ÉDITIONS M.E.O. :
Cosa mentale (2023)
Sourires d’un enfant caché (2025
ÉDITIONS LE LION Z’AILÉ (Théâtre) :
La robe noire d’Olga (2025)
ÉDITIONS DOMENS :
Par la plume ou le fusil. Les intellectuels-soldats dans la guerre d’Algérie (2004)
REVUES
U.E.R. (Union européenne de Radiodiffusion) :
Multilinguisme audiovisuel (1995)
FABULA :
L’adaptation cinématographique : le fil à venir (1986)

